jeudi 1 septembre 2016

Nissan GT-R Nismo vs Porsche 991 GT3 RS

Même si une Porsche 991 GT3 RS n'offre "que" 500 ch, de par une philosophie similaire et un rapport poids-puissance très proche elle se positionne comme une compétitrice idéale. Manu Damiani, pilote émérite en Malet et patron de GT Drive, qui organise les stages de pilotage Oreca, s'occupera d'établir les temps avec moi en sac de sable sur le siège passager. Premier constat, la 911 a sacrément grossi ! Je me souviens d'un premier face-à-face, en 2009, ou une 997 paraissait toute frêle aux côtés d'une GT-R R35. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui avec la 991 GT3 RS qui a gagné quelques centimètres en hauteur et en largeur, mais surtout 10 cm en longueur.

Malgré cela, on oublie avec l'Allemande arceautée tout projet de voyage à plus de deux personnes. On remarque aussi que ses baquets sont nettement plus "amoureux" que ceux de la Nissan. Comprenez qu'ils vous enserrent comme le ferait votre moitié quand ceux de la Japonaise, plus réservés dans la démonstration, évitent de vous recouvrir les hanches et les épaules. C'est d'autant plus regrettable que malgré un poids de berline familiale suréquipée, la GT-R parvient à générer une belle quantité de g latéraux. Avec une auto aux freins et pneus plus près du remplacement que de la sortie de concession, le chrono de 1'34,3 est finalement assez proche de celui de la GT3 RS en parfaite condition (1'3214).

À conditions égales, l'écart serait nettement plus réduit, mais cela suffit à établir le portrait de nos deux rivales. Au premier freinage de la ligne droite des stands, la Porsche qui trimballe 240 kg de moins déboule à 223 km/h et tape les freins 50 m plus tard que la Nissan qui, elle, atteint 228 km/h. Même constat dans Signes où la Nissan arrive à 252 km/h, soit près de 10 km/h plus vite que la Porsche. Cette Nismo ne manque pas de moteur, c'est évident. En revanche, l'inertie engendrée par un poids de camion et un centre de gravité haut perché l'emportent au large et obligent à freiner un peu plus longtemps en entrée; on la sent dodeliner sur ses suspensions, et la reprise d'accélérateur réclame d'attendre que la jeux de voiture en ligne retrouve son équilibre.

La Porsche reprend les gaz plus tôt et sort S km/h plus vite que sa rivale mais, à l'arrivée dans le double droite du Beausset, la Nissan a déjà refait son retard et attaque le freinage avec 6 km/h de plus. La Porsche construit son écart ensuite. Dans le lent virage du Bendor d'abord, puis dans le long virage du Lac où elle conserve près de 10 km/h de vitesse supplémentaire. Globalement, elle se jette dans les courbes, aussi bien lentes que rapides, avec une énergie si fulgurante qu'elle oblige manifestement le pilote à revoir ses repères et à corriger au volant, mais surtout, là où la Nissan glisse et cherche à retrouver de l'adhérence, la Porsche se cale sur ses appuis et conserve

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